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Les recrues passées au crible
04JAN

Les recrues passées au crible

Durant le dernier mercato estival, l’Olympique Lyonnais a procédé à un énorme remaniement de son effectif, comme il avait peu l’habitude de le faire jusque-là. Des départs importants ont marqué la fin d’une époque et des arrivées séduisantes ouvert la porte d’une nouvelle ère. Quel bilan faire de ces nouveaux gones après cette première partie de saison ?

Les tops

 

Tanguy Ndombele, qui vient de souffler ses vingt-et-une bougies, apparaît comme la très bonne pioche du dernier mercato. Ses prestations montrent d’ores et déjà qu’il était le joueur de Ligue 2 (il évoluait à Amiens en L2) à chercher l’année passée. Il a d’abord profité des départs de Corentin Tolisso, Maxime Gonalons et Sergi Darder à son poste pour bénéficier de temps de jeu. Puis il a su mettre à contribution sa présence sur le terrain pour gagner la confiance de Bruno Genesio. Ainsi, l’ancien Picard a disputé treize rencontres de Ligue 1 depuis le début de la saison pour quatre passes décisives.

Lorsque le cas Ndombele est évoqué, sa prestation contre le PSG revient dans les têtes de tous les supporters lyonnais. Ce soir-là, le joueur avait été époustouflant dans son rôle de récupérateur et dans sa capacité à transmettre le ballon proprement. Cependant, ces derniers temps, Tanguy a souvent été remplaçant en raison de l’éclosion du phénomène Aouar qui a mis tout le monde d’accord. Il faut d’ailleurs remarquer que l’association Aouar-Ndombele n’a encore jamais été utilisée par Genesio. Est-ce que ce duo pourrait être une alternative crédible au milieu pour la seconde partie de saison ? Ndombele n’a en tout cas pas dit son dernier mot et entend bien jouer les premiers rôles dans le onze type de l’OL.

Mariano Diaz avait de lourdes responsabilités à assumer en arrivant à l’Olympique Lyonnais puisqu’il devait remplacer Alexandre Lacazette, ancien buteur maison, qui a atteint la barre des 100 réalisations en L1 avant son départ. Le Dominicain a rejoint Lyon pour la somme de huit millions d’euros en provenance du Real Madrid. Après ces quatre premiers mois de compétition, il constitue l’un des éléments positifs du dernier mercato, attendu qu’il a inscrit la bagatelle de 14 buts et délivré 3 passes décisives en vingt-quatre matchs.

À son arrivée, les doutes concernant sa capacité à évoluer au haut niveau étaient nombreux. En effet, l’attaquant était habitué à jouer en troisième division espagnole avec la réserve des Merengues et n’avait donc aucune véritable expérience du niveau national. Non seulement Mariano a fait taire les critiques, mais il peut légitiment prétendre à une place dans les 23 de la Roja pour la prochaine Coupe du Monde. S’il a exprimé son objectif de participer au prestigieux tournoi avec l’Espagne, Mariano sait qu’une éventuelle convocation passera par de bonnes performances en club. Pour peu qu’il continue à maintenir ce niveau de performance durant la seconde partie de saison, l’ancien Madrilène aura des chances réelles d’accomplir son rêve.

Marcelo était l’une des recrues les plus attendues de l’été. Tous les observateurs savent les difficultés qu’éprouve l’OL pour se trouver une charnière centrale solide depuis le transfert de Samuel Umtiti à Barcelone. À cet égard, les départs d’Emmanuel Mammana et de Nicolas Nkoulou ont témoigné d’une volonté de changement. Le Brésilien est donc arrivé de Turquie avec pour mission de marcher dans les pas de ses prédécesseurs et compatriotes Caçapa et Cris. Après un démarrage difficile et une période d’adaptation compliquée, Marcelo apparaît aujourd’hui comme un taulier de l’équipe. Bruno Genesio, qui lui a accordé une confiance totale, ne le sort que très rarement du onze de départ. Le duo Marcelo-Morel représente une valeur sûre de l’OL aux yeux du staff rhodanien et n’a quasiment jamais déçu. Solide, combattif et agressif, le natif de São Vicente a noué avec Jeremy Morel une entente qui s’est développée naturellement au fil des matchs disputés ensemble.

Fernando Marçal, qui est arrivé en provenance du Benfica, a désormais pris les rênes du couloir gauche de la défense lyonnaise. D’abord mis en concurrence avec Ferland Mendy pour la place de titulaire, il a peu à peu pris les devants sur son coéquipier au point d’afficher 18 titularisations pour 2 passes décisives. Au-delà de ce statut de titulaire, Marçal se pose comme l’un des cadres du groupe par son expérience et son vécu. Celui qui a souvent été désigné comme étant l’un des meilleurs joueurs à son poste en Ligue 1 doit maintenant enchaîner pour espérer être la doublure surprise de Marcelo lors du Mondial 2018.

 

Les prometteurs

 

Kenny Tete, latéral droit transféré de l’Ajax Amsterdam cet été, est l’une des belles promesses du groupe lyonnais. Souvent en concurrence avec Rafael pour la place de titulaire, il semble avoir remporté son duel face au Brésilien ces derniers temps avec dix-sept rencontres au compteur. Il faut dire que le Néerlandais offre davantage de garanties défensives que l’ancien Mancunien en se montrant plus agressif et attentif que lui. Le nouveau gone possède également de bonnes capacités offensives, comme l’illustrent son but et ses 4 passes décisives enregistrés depuis le début de la saison. En bref, Kenny Tete a séduit les supporters et pourrait prétendre à la distinction de meilleur latéral droit du championnat en fin de saison s’il parvient à maintenir ce niveau de performance.

Bertrand Traoré a alterné le bon et le moins bon depuis qu’il a rejoint l’Olympique Lyonnais. L’ailier burkinabais a joué dix-huit matchs et inscrit 8 buts toutes compétions confondues. S’il est impossible de nier son apport au rendement lyonnais compte tenu de ses bonnes statistiques, le gaucher a tendance à pâtir d’un gros déchet technique en match. Celui-ci est d’autant plus récurrent que le jeu de Traoré est fait essentiellement de dribbles et d’accélérations. Toutefois, s’il réussit à épurer son jeu, et à jouer plus simplement et plus rapidement, l’ailier pourrait faire encore plus de différences à l’avenir. À noter que son absence fin 2017 a été quelque peu occultée par l’éclosion du phénomène Aouar.

Ferland Mendy est l’une des bonnes surprises du dernier mercato. Il a joué treize matchs et signé une passe décisive toutes compétitions confondues. Le joueur poursuit aujourd’hui son apprentissage du haut niveau et son adaptation à la Ligue 1 (il jouait au Havre en L2 l’année dernière). Après avoir été mis en concurrence avec Marçal, le jeune Français a ensuite souffert de cet affrontement et s’est souvent retrouvé remplaçant lors des derniers rendez-vous lyonnais. Alors que de nombreux suiveurs lui prédisent un avenir doré du côté de la sélection nationale, Ferland Mendy doit d’abord penser à progresser et à enchaîner les bonnes performances sous le maillot frappé du lion.

 

Le flop

 

Pape Cheikh Diop est l’unique flop des arrivées estivales lyonnaises, ce qui constitue une réelle performance de la part de Florian Maurice et des dirigeants de l’OL ! Le milieu de terrain espagnol est arrivé en provenance du Celta Vigo pour un transfert avoisinant les dix millions d’euros. Souvent blessé, il n’a participé qu’à une seule rencontre avec l’Olympique Lyonnais, en Coupe de la Ligue contre Montpellier (naufrage 4-1). Durant sa longue période d’indisponibilité, la hiérarchie s’est clairement dessinée au milieu de terrain et se conjugue entre Lucas Tousart, Houssem Aouar et Tanguy Ndombele. Pape Diop part donc de loin, mais il peut profiter de l’accumulation de matchs en janvier pour refaire une partie de son retard.

 

Ce bilan sur les recrues lyonnaises de l’été impose un constat indéniable : le travail réalisé par Florian Maurice et les dirigeants rhodaniens mérite d’être félicité ! Jamais dans l’histoire de l’Olympique Lyonnais un mercato n’avait été aussi important dans le sens des arrivées et des départs. Les « néogones » se sont très rapidement intégrés à l’équipe et ont su se montrer indispensables, à l’instar de Mariano ou Marcelo chaque week-end.

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