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Caen-OL (1-2) : Caen y en n’a plus, y en a encore
03DEC

Caen-OL (1-2) : Caen y en n’a plus, y en a encore

Encore estourbis de la défaite surprise concédée à domicile face au LOSC, les Lyonnais avaient à cœur de poursuivre leur belle série à l’extérieur. C’est chose faite avec une 4e victoire de suite loin de leurs bases, cette fois aux dépens de Caennais volontaires. Mais tout n’a pas été si facile qu’à Nice, Troyes ou St-Étienne.

Sur le podium depuis la 11e journée, les hommes de Bruno Genesio y resteront au moins jusqu’à la 17e et le déplacement à Amiens. Disposés dans le désormais classique – et efficace – 4-2-3-1 avec Mariano en pointe, Aouar et Tousart jouant le rôle de pistons dans l’entrejeu (et Ndombélé étant ménagé, sans doute en vue du match à Sassuolo contre l’Atalanta, jeudi), ils ont su se montrer réalistes face à une équipe qui n’a refusé le jeu à aucun moment, bien au contraire. L’opposition du jour a donné lieu à un match plaisant, ouvert, et si la défense rhodanienne a encore affiché une belle solidité, du moins jusqu’aux arrêts de jeu, les Normands pourront s’en vouloir de ne pas avoir mieux exploité certaines phases offensives.

 En dépit d’un terrain plus proche du champ de patates – ou du pré à vaches, Normandie oblige – que de la pelouse d’une ligue élite, les Lyonnais ont d’abord assuré l’essentiel avant de faire le dos rond en fin de match alors que les occasions de se mettre définitivement à l’abri d’un retour des « Léopards » n’ont pas manqué. Tout a commencé à la 10e minute lorsque, sur un cafouillage de la défense locale, Mariano et Memphis se sont gênés à la retombée un ballon aérien. À l’affût, Maxwel Cornet, qui retrouve un niveau très correct depuis que Traoré est à l’infirmerie (ce qui n’est pas forcément une coïncidence) n’a pas demandé son reste pour reprendre ce ballon mort du gauche ! (0-1)

 

Après plusieurs CPA sans résultat du maître-artificier Féret, Nabil Fekir, un peu pâlichon et peut-être pas encore à 100 % malgré une activité de tous les instants, y est allé d’une superbe reprise de volée du gauche sur un centre de Cornet, encore lui (22e). Le ballon, qui est passé juste au-dessus de la barre de l’ami Vercoutre, aurait mérité meilleur sort. Quelques minutes plus tard, les Caennais rappelaient à leurs hôtes qu’ils ne comptaient pas faire de la figuration, si bien que Mbengue, d’un centre-tir repoussé par le poteau de Lopes (26e), puis Djiku, d’une tête mal ajustée, étaient tout près de ramener les deux équipes à égalité. La fin du premier acte était plutôt lyonnaise (grosse occasion de Fekir à la 28e, frappe déviée de Mariano à la 34e, puis nouvelle opportunité pour le Dominicain trop brouillon à la 38e).

 Au retour des vestiaires, pas de bouleversement majeur de part et d’autre. À la 52e, sur un long dégagement de la défense de l’OL, un cri déchirait soudain la nuit caennaise : « BALANCEZ PAS DEVANT, MERDE ! ». Non, Bruno, en effet, mieux vaut construire, toujours, même sur une pelouse de plus en plus dégradée. Comme en écho à ce vibrant appel au jeu, Memphis exploitait un ballon mal renvoyé par l’arrière-garde normande que Mariano reprenait de volée pour le 0-2 (54e).

 

Aouar, encore brillant ce dimanche malgré un ballon bêtement perdu dans le « money time » (100 % de dribbles et 82,5 % de passes réussis, excusez (Daniel Jean) du peu*), y allait de son occasion à la 68e, mais Vercoutre fermait la porte.

 

Le turnover de Garande et de Genesio présidait alors à un léger inversement de tendance : après avoir caressé la joue de l’arbitre assistant et ri de bon cœur avec lui – peut-être la résultante d’une blague sur l’après-rasage de l’assesseur – Marçal sortait le genou en sang dans la foulée d’une belle frappe de Rodelin, bien en peine aujourd’hui et privé de but par le poteau de Lopes (72e). Suite aux entrées de Rafael, Maolida et Ferri, et un passage en 4-3-3 plus défensif, les Gones s’attachaient à préserver leur avance au tableau d’affichage tandis que les Normands tentaient un abordage que n’auraient pas renié leurs aïeux scandinaves. Ivan Santini mettait le gardien de l’OL à contribution une première fois (73e), et si Fekir marquait en position de hors-jeu à la 83e sur un contre rondement orchestré par Ferri et Depay, avant de louper le coche, seul face à Vercoutre, six minutes plus tard, le but du même Santini à la 90e, enrhumant Diakhaby et Tousart, s’avérait parfaitement valable. (1-2).

 

Le spectre des égalisations tardives de Bordeaux, Dijon et Angers est-elle alors venue hanter les têtes lyonnaises ? Ce n’est pas exclu, mais comme un symbole que cette sombre fin d’été est définitivement à reléguer au rang des (mauvais) souvenirs, Nkololo avait le bon goût de manquer le cadre de Lopes sur l’ultime véritable occasion caennaise (92e). Les Rhodaniens, qui ne comptent qu’une seule défaite (à Paris, en septembre) sur leurs 13 derniers déplacements en L1, ont un peu perdu de leur superbe, mais l’essentiel est fait avant le match d’EL jeudi en Italie, décisif pour la 1re place du groupe E.

 * Petit clin d’œil à l’ancien entraîneur de Malherbe.

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