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OL-ASSE : Le derby vu par Barth Ruzza
04NOV

OL-ASSE : Le derby vu par Barth Ruzza

Suite aujourd'hui de notre série d'interview concernant le 115ème derby de l'histoire. Aujourd'hui, nous avons l'honneur de recevoir celui qui a fait les beaux jours d'OLTV : Barth Ruzza !

-Que représente le derby pour toi, Barth ?

Ce match me rappelle pleins de souvenirs d’enfance. Petit, j’allais voir les derbys avec mon père. D’ailleurs j’ai une anecdote à vous raconter : mon premier match dans un stade était un derby, c’était en 75. J’étais tout jeune et je ne connaissais pas bien encore cette rivalité régionale. Je peux vous dire que je suis sorti du stade émerveillé. J’étais complètement halluciné par cette ferveur populaire. Mon âme de supporter lyonnais a commencé ce soir-là. Je voulais revivre ce genre d’émotions, je suis pris depuis ce jour par l’amour de l’OL. Ce match a changé beaucoup de choses… Je remercie mon papa de m’avoir emmené au stade ce soir-là (rires). Cela a sans doute fait le supporter que je suis devenu aujourd’hui.

-Quel joueur pour toi a le plus marqué l’histoire des derbys côté lyonnais, depuis les années 2000 ?

Difficile d’en citer un spécialement. Beaucoup de joueurs ont marqué le derby de leur manière. Mais pour l’anecdote, je n’oublierais jamais le but de mon ami Sidney Govou en 2004 à Saint-Étienne qui aura permis à l’OL de l’emporter 3-2. Ce n’est pas tant la victoire qui est mémorable, même si gagner dans les derniers instants à Geoffroy-Guichard reste une immense émotion (coucou Jimbo), mais parce que Govou est un gamin du Puy. Presque tous ses potes sont stéphanois, et ce jour-là, il leur avait annoncé qu’il marquerait. Il l’a fait ! C’est fou puisque sur le moment quand il célèbre son but devant le kop stéphanois, il se fait huer alors qu’il vient juste saluer sa bande de potes qui était dans les tribunes. Un sacré souvenir !

-En tant que bon Lyonnais, détestes-tu Saint-Étienne ou aimes-tu les détester ?

J’aime les détester. Je ne déteste pas ce club, mais je ne l’aime pas pour autant. Je respecte l’histoire de ce club et la ferveur de ses supporters. Par contre, ne me reposez pas la question le jour du match évidemment (rires). D’ailleurs, si un jour vous passez un derby en ma présence, je pense que vous ne me reconnaîtrez pas. Je vis ce match à fond, il est tellement beau pour ce qu’il est. Sa ferveur, son histoire et tout ce qu’il y a autour. Je ne suis ami avec aucun Stéphanois pendant 90 min, après on peut (peut-être) reparler (rires). Pour ma part, le derby commence une semaine avant. Les provocations, dès lors qu’elles restent mesurées, font parties du derby. C’est ce qui rend ce match unique ; cela permet aussi de mettre les joueurs dans l’ambiance du derby. Pour vous avouer, je suis déjà chaud bouillant pour dimanche ! 

-Saint-Étienne, en un mot ?

Club du XXème siècle (club du passé)

-Quel est le meilleur souvenir que tu gardes d’un derby ?

S’il faut en retenir un, je dirais le derby du 30 avril 2006. L’OL venait officiellement de remporter le titre de champion de France. Une semaine après, il devait se préparer pour un derby. Quand on sait l’importance qu’a ce match pour les joueurs ou les supporters, la suite est juste magnifique. Alors que les Stéphanois préparaient ce match depuis une semaine, l’OL, lui, venait fraîchement de fêter son 5ème titre de champion de France. Si on pensait que les joueurs allaient prendre ce match au sérieux au vu de l’importance qu’il représente (malgré le titre assuré), c’était sans penser que les joueurs viendraient en pantoufles au match (oui oui). Il y avait des confettis de partout sur le banc de touche lyonnais, les joueurs étaient déguisés et avaient teint leurs cheveux. Imaginez-vous, mettez-vous à place des Stéphanois. Vous voulez bouffer du Lyonnais ce soir-là, vous préparez ce match depuis une semaine et eux vous accueillent en toute décontraction. Pour le coup, c’était super osé. Surtout que tu gagnes le match 4-0, quel incroyable culot ! Inoubliable. 

-Si jte dis 90+3, tu me réponds ?

Jimmy Briand, évidemment.

-Tu achètes un billet pour aller voir un match, ton numéro de siège est le 42. Tu changes ?

Evidemment que je change ! Je ne connais pas ce chiffre (rires). D’ailleurs, j’ai fait changer mon ancien numéro de téléphone qui terminait par 42. Petite, j’ai interdit à ma fille de porter du vert. Je me rappelle quand l’OL avait au départ enlevé tous les sièges numérotés 42 lors de l’ouverture de son grand stade. Je ne comprends pas pourquoi Saint-Étienne a polémiqué là-dessus. Il n’y a rien de méchant là-dedans, Saint-Étienne aurait dû jouer le jeu et faire pareil. C’est ça le derby. Ça doit rester dans un bon esprit. J’ai trouvé ça dommage que l’on en arrive là.

-Et enfin pour terminer, ton pronostic pour ce 115ème derby de l’histoire ?

Je pense que l’OL va gagner par 2 buts d’écarts (+2). Il faut mettre fin à la mauvaise série en cours là-bas. Allez les gones !

*Fin de l’interview

 

À la fin de celle-ci, Barth nous a fait part d’une anecdote des plus croustillantes. En effet, lorsque W9 l’a contacté pour faire partie de son émission « 100% foot » débriefant des matchs d’Europa League, sa réponse a été claire et nette : « oui » si et seulement si la chaîne TV ne lui opposerait pas d’afficher son amour pour l’OL. Il était hors de question pour lui de jouer un rôle qui n’est pas le sien. On le sait, Barth est un chauvin lyonnais et n’a jamais caché son amour pour le club. D’ailleurs, si vous regardez les debriefs de l’émission, vous remarquerez clairement qui est lyonnais ou pas sur le plateau (rires).

 Nous remercions Barth d’avoir répondu à nos questions. L’entretien téléphonique a été bien sympa. Il est toujours agréable de discuter avec un passionné comme lui. L’homme à qui l’on doit la devise « L’Olympique Lyonnais est une formidable raison d’être heureux ! ».

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