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FC Barcelone - OL : « Le courage pour guide, la réussite pour compagne »
12MAR

FC Barcelone - OL : « Le courage pour guide, la réussite pour compagne »

« Il faut arrêter de vendre la peur », disait Kylian Mbappé à l’adresse des médias français avant le match retour du PSG face à United. Mal lui en a pris : son équipe, rongée de trouille, est entrée dans l’histoire par la mauvaise porte. Mercredi soir, les Lyonnais devront bouter hors de leur tête la pétoche qui risque de les étreindre en se présentant devant les 90 000 spectateurs et quelques du Camp Nou. En se souvenant qu’ils n’ont absolument rien à perdre, si ce n’est une occasion parfaite d’écrire la leur, d’histoire.

L’Olympique Lyonnais

Pour ouvrir un nouveau chapitre dans le livre d’or de l’OL, deux paramètres seront indispensables, qui rappellent l’ancienne devise de la Lugdunum romaine : « Virtute duce, comite fortuna ». Le courage pour guide, la réussite pour compagne. Il faudra beaucoup des deux pour ne pas succomber aux coups de boutoir catalans. Les Gones ont prouvé à l’envi, depuis le début de cette saison cahotique, qu’ils savaient y faire pour gravir une montagne.

Ils ont prouvé aussi que tenir un résultat n’était pas leur qualité première, à l’image du 2-2 concédé samedi en Alsace. Sans doute, certains d’une victoire facile, les hommes de Bruno Genesio se sont-ils fourvoyés dans un relâchement coupable. Qu’à cela ne tienne. De relâchement, il ne sera pas question ce 13 mars. Et à défaut d’un vrai résultat nul (0-0), très improbable dans l’antre barcelonaise, un « partage », comme disent nos amis belges, tel que celui ramené de Strasbourg ferait idéalement l’affaire.

La finalité du match étant claire comme une passe en profondeur de Ndombélé, reste le casse-tête de la composition de l’équipe et du onze titulaire. Le coach rhodanien semble hésiter encore entre deux recettes éprouvées cette saison en C1 ; entre le 5-3-2 (voire le 5-3-1-1), dont le caractère défensif pourrait trahir la crainte de nos visiteurs du mercredi, mais qui avait fonctionné face à City et au Shakhtar, et le 4-3-2-1 presque usuel et payant à Manchester. Le dénominateur commun de ces dispositifs et clé de leur succès : un grand Fekir. Et grand, Nabil devra l’être pour libérer les siens des chaînes du prodige argentin.

Le FC Barcelone

Le clin d’œil biblique est facile, mais les copains de Messi marchent sur l’eau. Larges leaders de la Liga avec 7 unités d’avance sur l’Atlético et finalistes de la Coupe du Roi en mai, les protégés de Valverde auront à cœur de vite mettre sous l’éteignoir les velléités d’exploit des petits « Galos ». Dans la série pléthorique des stats qui plaident en faveur d’une qualification du Barça, on peut citer celle-ci : le contingent blaugrana vise une 12e qualification d’affilée en 1/4 de LDC. Quand on sait les difficultés qu’éprouve depuis des années la locomotive actuelle de la L1 pour s’y hisser, cela donne une idée du défi qui attend Memphis et consorts.

FC Barcelone - OL : « Le courage pour guide, la réussite pour compagne »

Le « mur » du Nou Camp lors de Barça-Rayo Vallecano (3-1), samedi 9 mars 2019. Via Bilel Ghazi.

Peut-être privés de leur Dembélé (Ousmane), les Catalans n’en aligneront pas moins ce qui ressemble à une « invincible armada » sur les coups de 21h. Contrairement à leurs homologues lyonnais, et preuve de la confiance qui les habite, ils n’ont presque pas fait tourner ce week-end face au Rayo, Messi et Suarez, notamment, disputant les 90 minutes de la rencontre. Détendus, ils étaient de corvée photo en ce début de semaine. Si les Gones veulent leur tailler un autre costard, on ne dit pas non…

 L’arbitre

C’est le Polonais Szymon Marciniak qui sera au sifflet de ce 1/8 de finale retour. Un arbitre dont les locaux gardent un souvenir cuisant puisque c’est lui qui officiait, en 2017, lors des deux déroutes du FCB, 4-0 au Parc des Princes, en huitième, puis 3-0 à Turin, en quart. L’officiel de 37 ans, qui a arbitré PSG-Liverpool (2-1) cette saison, n’a jamais croisé la route de l’Olympique Lyonnais. Il sera assisté à la VAR par ses compatriotes Pawel Raczkowski et Pawel Gil.

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