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OL - FC Barcelone : l’Institution contre-attaque
18FEB

OL - FC Barcelone : l’Institution contre-attaque

Sur fond d’avenir incertain de son entraîneur et de débats constants sur la qualité du jeu proposé par son équipe, l’OL s’apprête à affronter le mythique FC Barcelone, sept ans après son dernier huitième de finale de Ligue des champions. L’exploit est possible pour l’Institution chère à Jean-Michel Aulas, celle-ci n’étant jamais plus forte que dans l’adversité…

L’Olympique Lyonnais

Et si les supporters et suiveurs rhodaniens replongeaient, l’espace d’une soirée, dans une galaxie finalement pas si lointaine ? L’OL retrouve enfin la phase à élimination directe de la plus prestigieuse des compétitions et le lot d’émotion et de passion qui l’accompagne. Les souvenirs du Bayern, du Real, du grand Milan d’Ancelotti ou du Barça de Guardiola ressurgissent, redonnant foi à un grand nombre de fans nostalgiques et avides de petite musique et de grande bâche étoilée. L’annonce d’une palpitante « guerre des étoiles » ?

Si l’UEFA a privilégié la confidentialité de RMC Sport à l’idéal, par définition utopique, de la coupe d’Europe en clair, la double confrontation entre Gones et Blaugranas promet spectacle et folie, quand bien même cet OL nous agacerait trop souvent au point qu’on en vienne parfois à se demander s’il ne nous fait pas perdre notre temps. Lorsque déboule, entre la fin de l’hiver et le début du printemps, le vertige des grandes soirées européennes, il convient d’écarter ces sombres pensées au profit de l’espoir et de l’impatience, celle de voir le club olympien assumer son statut et regarder un quintuple champion d’Europe dans les yeux, sans peur ni complexe.

Pour ce faire, les coéquipiers d’Houssem Aouar devront se hisser au niveau qu’exige l’ascension d’un tel sommet, et personne ne doute qu’ils y parviendront, l’OL étant devenu extrêmement prévisible dans son imprévisibilité. En difficulté constante face aux blocs bas et compacts, sans idée et sans imagination dans l’animation quand vient à elle une formation regroupée, l’équipe dirigée par Bruno Genesio est bien plus à son aise quand débarque un gros poisson – ou devrait-on dire, quand débarquent les espaces. Sûrs de leur force et de leurs qualités, les Lyonnais sont tout à fait capables de mettre en difficulté n’importe quelle formation pourvu qu’ils défendent bien et ensemble, le talent faisant le reste face à des adversaires souvent positionnés très haut et permettant aux individualités rhônalpines de pleinement s’exprimer. Le Paris Saint-Germain de Thomas Tuchel, le Manchester City de Pep Guardiola, et bientôt le FC Barcelone de Valverde ? Si la tâche s’annonce délicate sur une opposition aller/retour, tout est envisageable dans ce si beau Parc OL qui n’attend que cela depuis plus de trois ans maintenant.

Privé de Nabil Fekir, suspendu, le staff lyonnais espère pouvoir composer avec Jason Denayer et Tanguy Ndombélé, tous deux incertains à l’heure où nous écrivons ces lignes, même si l’optimisme était de rigueur pour le second, qui se remet d’une douleur à la cheville l’ayant privé de la rencontre de vendredi dernier. Ainsi, Lucas Tousart devrait remplacer numériquement son capitaine dans le onze de départ et prendre place aux côtés de Ndombélé dans le désormais traditionnel 4-2-3-1 de Bruno Genesio. Houssem Aouar devrait, quant à lui, retrouver un poste de numéro 10 ou de milieu gauche selon le positionnement du Néerlandais Memphis Depay, tandis que Moussa Dembélé sera aligné en pointe. La seule véritable incertitude concerne donc le poste d’ailier droit auquel trois joueurs peuvent postuler, à savoir Bertrand Traoré, Maxwel Cornet et Martin Terrier, buteur face à la lanterne rouge guingampaise et qui marque des points à chacune de ses sorties. En cas de forfait de l’international belge Denayer, c’est le Brésilien Fernando Marçal qui devrait accompagner son compatriote Marcelo en défense centrale.

Le FC Barcelone

Le quotidien d’un supporter du club catalan est-il similaire à celui d’un supporter lyonnais ? Aussi étonnant que cela puisse paraître… oui, plus ou moins. Prolongé, cette semaine, d’une saison supplémentaire, le technicien espagnol Ernesto Valverde est régulièrement critiqué par les fans des Blaugranas qui lui reprochent des choix douteux et une qualité de jeu peu en phase avec l’héritage de Johan Cruyff.  Reconnaissons qu’il est difficile de leur donner tort tant les quatre années de Pep Guardiola à la tête du Barça ont semblé lointaines à ceux qui ont assisté à la dernière rencontre, face à Valladolid, samedi.

Néanmoins, à l’image de l’Institution rhodanienne – quoiqu’à une échelle toute autre, on vous l’accorde –, les champions d’Espagne en titre peuvent se reposer sur un effectif de grande qualité et sur des individualités exceptionnelles, Lionel Messi en tête. Le quintuple Ballon d’Or porte le Barça et réalise une saison exceptionnelle à titre individuel, puisqu’il a déjà scoré 30 fois, toutes compétitions confondues. Et puisque les plans anti-Messi n’ont jamais réellement fonctionné (non non, N’golo Kanté n’a jamais « bouffé » Lionel Messi comme le veut la légende…), il faudra compter sur une méforme de la Pulga, peu en vue au Camp Nou ce week-end.

L’ancien entraîneur de l’Athletic Bilbao devra faire sans le numéro 8 brésilien, Arthur, blessé et sûrement sans Samuel Umtiti, qui figure malgré tout dans le groupe élargi qui s’est envolé pour la capitale des Gaules. Préservés samedi, Luis Suarez et Clément Lenglet devraient sans surprise être alignés sur la pelouse du Parc OL, mardi soir.

L’arbitre

Qui dit grande affiche dit arbitre de renom ou, du moins, arbitre expérimenté. C’est ainsi le Turc Cünet Cakir qui officiera pour cette manche aller, lui qui est arbitre international depuis 2006 et a notamment participé aux deux derniers Euros et aux dernières Coupes du monde. Il était notamment l’arbitre de la deuxième demi-finale cet été en Russie, entre les Croates de Luka Modric et l’Angleterre de Harry Kane.