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OL-PSG (1-0) : jeu de Guillemin, jeu de vilains
11FEB

OL-PSG (1-0) : jeu de Guillemin, jeu de vilains

L’OL s’est qualifié pour le dernier carré de la Coupe de France, qui lui semble désormais promise, en venant à bout du Paris Saint-Germain (1-0), huit mois après la défaite malheureuse en finale. Une rencontre qui aura été marquée par un nouveau show du corps arbitral emmené par Mme Guillemin.

Huit mois après le braquage de Strasbourg, un sentiment de revanche habitait les filles de Reynald Pedros, avides de trophées et d’hégémonie nationale. En effet, le 31 mai dernier, l’OL avait été défait au stade de la Meinau au terme d’une prestation certes décevante, mais surtout d’un festival de l’arbitre du soir, Mme Guillemin, qui, après avoir ordonné la reprise du match plus de 45 minutes après son interruption en raison d’un violent orage, refusait un but sans raison à Ada Hegerberg, au bout de la nuit et de la prolongation. C’est donc avec étonnement et méfiance que l’ensemble des suiveurs rhodaniens découvrirent que la Fédération avait nommé la désormais fameuse Florence Guillemin pour cette confrontation attendue, aux allures de finale avant l‘heure.

Néanmoins, c’est face à onze Parisiennes que les coéquipières de Wendie Renard se devaient de faire la différence, et se concentrer sur ces débats bien éloignés du jeu aurait été dangereux et sûrement contre-productif. Ainsi, dès l’entame de la partie, les Fenottes acculaient des Franciliennes dépassées et le choix de Reynald Pedros de renforcer son milieu de terrain semblait payer, l’OL ne laissant son adversaire respirer qu’à de très rares occasions au cours de 25 premières minutes emballantes. Positionnées très haut, les Lyonnaises récupéraient inexorablement le cuir dans le camp adverse, la créativité de Dzsenifer Marozsan et de Jessica Fishlock permettant ensuite de déstabiliser une arrière-garde parisienne en grande difficulté, dans laquelle la paire Le Sommer-Hegerberg comme les deux latérales Lucy Bronze et Amel Majri enchaînaient les appels et les courses en profondeur.

Alors que les 10 000 spectateurs du Parc OL s’enthousiasmaient devant une telle domination, le moment paraissait opportun pour le corps arbitral de commencer son petit numéro digne d’une soirée animée par Patrick Sébastien. Parfaitement servie par sa compère norvégienne, Eugénie Le Sommer pensait ouvrir le score, mais Mme Guillemin estimait que le ballon n’avait pas franchi la ligne. Si la décision semblait compliquée, ce n’était pas le cas de la suivante, Amandine Henry centrant dans l’aire de jeu sur une défenseure parisienne qui trompait sa propre gardienne. La juge de touche indiquait sortie de but... Une belle mascarade. Suite à un penalty manqué par Griedge M’Bock, l’OL baissait logiquement de rythme jusqu’à la pause et le trio arbitral rentrait aux vestiaires sous les huées du public lyonnais.

Le premier quart d’heure du second acte s’avérait compliqué pour la formation rhodanienne et les joueuses d’Olivier Echouafni se montraient plus dangereuses et agressives, forçant Sarah Bouhaddi à un nouvel arrêt décisif. Mais c’est dans son temps faible que l’équipe chère à Jean-Michel Aulas parvenait à faire la différence suite à un superbe mouvement collectif conclu par la Galloise Jessica Fishlock (60e).

La dernière demi-heure était maîtrisée par des Fenottes supérieures techniquement, mais qui allaient quand même trembler une dernière fois suite à une grosse erreur de leur capitaine qui aurait pu permettre à la meilleure buteuse du championnat, Marie-Antoinette Katoto, de ramener le club de la capitale à hauteur.

L’OL se qualifie donc une nouvelle fois pour le dernier carré d’une compétition, ce que ni Montpellier ni le PSG donc n’ont réussi à faire. La voie semble royale pour remplir un petit peu plus l’armoire à trophées, en attendant une quatrième Ligue des Champions consécutive ?