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Roberto Cabañas, le sorcier de la « Mother of cities »
25JAN
  • Publié le 25/01/2019 à 20:00 par Zakarie

Roberto Cabañas, le sorcier de la « Mother of cities »

Je vous parle d'un talent que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Les Lyonnais, en ce temps-là, lors de la seule saison de R. Cabanas à l’OL, avaient déjà dans leurs rangs quelques talents comme Stéphane Roche, Rémi Garde où notre ami Bruno Genesio. Mais concentrons-nous sur le joueur qui nous intéresse.

Né en avril 1961 à Pilar, au Paraguay, Roberto Cabañas se forme au Cerro Porteño, l’un des clubs de la capitale paraguayenne, Asunción. En 1980, il rejoint un club américain très connu, le New York Cosmos. Deux titres de champion et un trophée « NASL Most Valuable Player Award » (1983) plus tard, il part en Colombie, à l'América de Cali, suite à la faillite du championnat nord-américain. Avec cette équipe à la réputation sulfureuse (coucou le cartel de Cali) où il sera surnommé le « Mago » (sorcier), il empoche encore deux titres de champions et se hisse trois fois de suite en finale de Copa Libertadores. Trois finales perdues, hélas.

Nous sommes en janvier 1988 après JC. Toute la Ligue 1 est occupée par les Monégasques... Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Brestois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Marseille, de Bordeaux, de Montpellier et du Havre. Recruté pour 6 millions de francs (un record pour l'époque) mais dans l’impossibilité de jouer avant la saison suivante pour cause de contingent d’étrangers trop important (chapeau le staff…), Cabañas se plaît en Bretagne malgré la relégation du SB29 en juin 1988. Il y croise un certain Paul Le Guen et permet la remontée du club en marquant 21 buts en 33 matchs l’année suivante.

Roberto Cabañas, le sorcier de la « Mother of cities »

En juin 1990, il déboule à Lyon pour 15 millions de francs, un autre record, mais sa saison n’est pas à la hauteur des attentes du club : 27 matchs pour 9 petits buts, voilà les statistiques du goleador paraguayen sous la direction de Raymond Domenech… Il poursuivra sa carrière en Amérique du Sud et prendra sa retraite en 2000, à 39 ans, avant de devenir entraîneur (adjoint et principal) avec plus ou moins de succès à Cali et en Argentine. Pas rancunier et séduit par la capitale des Gaules, il y reviendra en 2012 avec son fils en quête d’un bon centre de formation.

Avec la sélection paraguayenne, il aura disputé 28 matchs pour 11 buts et remporté notamment la Copa América de 1979. Roberto Cabañas nous a quittés il y a deux ans déjà, le 9 janvier 2017, des suites d'un infarctus… RIP et merci de ton passage entre Rhône et Saône, Roberto !