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OL-Reims : une saison Champomy ?
11JAN

OL-Reims : une saison Champomy ?

Ce soir à 20h45, l’Olympique Lyonnais entame la phase retour du championnat avec pour objectif de valider une deuxième place qui lui tend les bras. Tout autre classement trahirait un échec cuisant, à l’image du couac de mardi en coupe de la Ligue. Et cela commence contre de valeureux Rémois, 9es de Ligue 1.

L’Olympique Lyonnais

On avait bien digéré les fêtes du côté de Décines. Malgré un manque criant d’efficacité, les Gones avaient disposé de Bourges en coupe de France sans trop se faire violence. Oui mais voilà, Strasbourg n’est pas Bourges et l’exploit des Alsaciens – qui adorent se payer des « gros » – au Groupama Stadium en quart de finale de coupe de la Ligue est venu rappeler deux choses : primo, qu’un match de coupe ne tolère aucune nonchalance, aucun manque d’envie, et que le défaut de réalisme (poteaux, penalty raté) annonce presque toujours un dénouement défavorable, a fortiori contre un club de l’élite ; et secundo, qu’il va être difficile, cette saison encore, de garnir la vitrine lyonnaise d’un titre supplémentaire. Il ne reste à Bruno Genesio, qui devrait abandonner son poste d’entraîneur à l’OL en juin, que la reine des compétitions nationales et son long parcours pour mettre un terme à une traversée du désert de sept ans. L’élimination de l’ogre PSG par Guingamp en CDL, mercredi, a démultiplié les regrets.

L’OL ne gagnera pas la Ligue des champions non plus. Même si, encore étourdi des effluves de la Saint-Sylvestre, on voulait se donner une chance infime de croire en un exploit façon Porto-Monaco 2004, il faut garder les pieds sur terre : sortir le Barça en huitièmes serait déjà une prouesse incommensurable. Elle entre dans le champ des possibles, mais il faudra que les planètes soient fichtrement alignées. Le risque est donc grand de conclure bredouille cet exercice 2018/19, de devoir se contenter d’un podium en L1, minimum syndical exigé par le président Aulas à l’ex-stratège caladois depuis que ce dernier a succédé à Fournier à la Noël 2015. Malgré un stade « formidable » de modernité, véritable exemple à suivre pour les clubs de France et au-delà, et en dépit d’un effectif quatre étoiles et de trop rares « ivresses » (Manchester City), le champagne promis pourrait de nouveau se changer en Champomy.

En attendant qu’une victoire en coupe de France ne vienne contredire ce sombre présage et ravive les bulles qui danseront alors dans nos verres, les Lyonnais sont priés, dans cette seconde partie de championnat, d’engranger les points avec l’appétit qui a sans doute été le leur pendant la trêve des confiseurs. Privé de Rafael et Tousart, aux soins, Genesio remettra sans doute le couvert de son 3-5-2 avec Memphis aux avant-postes – reste à savoir à côté de qui ? – appuyé par un trident Fekir (qu’on aimerait voir plus concerné), Aouar, Ndombélé. Aux cages, Anthony Lopes fêtera son 200e match de L1.

Le Stade de Reims

Le club champenois, qui fête en 2019 les 60 ans de sa deuxième et dernière finale de C1 contre le Real Madrid de Di Stefano, a réalisé une première partie de saison plus qu’honorable. Neuvièmes à seulement 6 points de l’OL (mais avec un match en plus), les hommes de David Guion restent sur deux victoires – dont une face à Strasbourg… – et un bon nul à Lille en L1, et un succès 2-0 contre Lens en coupe de France dimanche dernier. Éliminés de la coupe de Ligue dès leur entrée en lice en octobre, les Rémois arrivent donc gonflés à bloc et en pleine forme entre Rhône et Saône. Les Lyonnais, battus 1-0 à l’aller, sont prévenus…

L’arbitre

C’est le Parisien Benoît Millot qui sera au sifflet. Cette saison, il n’a arbitré l’OL qu’une fois en Ligue 1 : c’était pour le nul 1-1 face à Bordeaux, début novembre. À noter qu’il réussit plutôt bien aux Lyonnais, puisque leur dernière défaite avec ce directeur de jeu remonte à janvier 2016 (1-0 à Bastia). Depuis 10 matchs, il n’a plus vu les Gones perdre.