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Entre ennui et fOLie : la demi-saison « vie de couple »
30DEC

Entre ennui et fOLie : la demi-saison « vie de couple »

Imprévisible ou, au contraire, trop prévisible, cet OL ne nous facilite pas la tâche à l’heure de tirer le bilan de la première partie de saison. Satisfaisante ? Médiocre ? Un peu des deux ? On vous dit ce qu’on en pense.

Depuis le spectaculaire baisser de rideau du précédent exercice face à Nice, les objectifs fixés pour la saison en cours étaient clairs : finir sur le podium en championnat et retrouver la joie du top 16 européen, qui fuyait l’Institution chère à Jean-Michel Aulas depuis une malheureuse séance de tirs aux buts chypriote. Si le rouleau compresseur parisien est toujours « jugé » inatteignable, notamment de par sa puissance financière, la deuxième place semble être le seul résultat en adéquation avec le statut et les moyens pécuniaires du septuple champion de France, seulement quatrième et troisième ces deux dernières années. Pour ce qui est de la coupe d’Europe, la deuxième place semblait, là aussi, abordable, l’OL n’étant, sur le papier, aucunement inférieur au Shaktar Donetsk et aux Allemands d’Hoffenheim.

Ainsi, il est tout à fait logique de voir figurer le club olympien sur le podium (provisoire) de cette Ligue 1 plus faible que jamais et dans la liste des qualifiés pour la phase à élimination directe de la plus prestigieuse des compétitions. Ce qui l’est moins, c’est de voir les hommes de Bruno Genesio à 15 points de l’incontesté leader qu’est le PSG et à la lutte avec le LOSC de Christophe Galtier, le Montpellier de Michel Der Zakarian ou, pire encore, avec nos encombrants voisins foréziens. Neuf victoires, cinq nuls et quatre défaites : le bilan est très moyen, d’autant que certaines victoires n’auront été que peu enthousiasmantes, à l’image des succès à Angers ou Guingamp, ou lors de ce si fade derby du mois de novembre.

La Ligue des champions apparaît néanmoins comme l’argument imparable pour faire basculer ce premier semestre de l’insuffisant au satisfaisant. Sept ans après, l’OL retrouve en effet les huitièmes de finale de la C1 et y affrontera le Barça de Léo Messi dans une double confrontation particulièrement attendue. En témoigne le remplissage express du Parc OL pour la manche aller du 19 février.

Qui plus est, les coéquipiers de Nabil Fekir sont invaincus lors de la phase de poules et ont même empoché 4 points sur 6 face au champion d’Angleterre en titre, Manchester City. Étincelants à l’Etihad Stadium comme dans l’Est lyonnais, les Gones ont ainsi émerveillé tous les suiveurs et fans de football, certains ne se faisant pas prier pour commencer les croquis d’une éventuelle statue de Bruno Genesio place Bellecour. Blague à part, s’il faut saluer la performance de l’ancien adjoint de Rémi Garde, on doute que ces journalistes et consultants de la capitale et donneurs de leçons aient passé des après-midis au stade ou devant leur poste de télévision pour assister aux purges hebdomadaires proposées par la formation rhodanienne.

La transition est toute trouvée pour évoquer le jeu développé et le contenu trop souvent médiocre des rencontres de l’OL, entre jeu en U, maîtrise inexistante et errements tactiques récurrents… Les résultats, loin d’être catastrophiques, ne suffisent pas à masquer complètement des prestations trop faibles et trop irrégulières. On notera malgré tout que Bruno Genesio a enfin réussi à imposer un système de jeu avec le retour, deux ans après, de la défense à trois.

Des résultats mitigés en championnat mais satisfaisants sur la scène européenne, des performances insuffisantes et trop souvent peu enthousiasmantes… C’est la moyenne – mais sans plus – pour l’OL version 2018-2019 qui serait bien inspiré de hausser son niveau de jeu et d’être plus régulier dans la performance pour la nouvelle année. En voilà une belle résolution !