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Shakhtar - OL (1-1) : le miracle de Kiev
14DEC

Shakhtar - OL (1-1) : le miracle de Kiev

L’OL va disputer un 1/8 de finale de Ligue des champions pour la première fois depuis sept ans. Une parenthèse de sept longues années de malheur, comme dit le proverbe, loin du gotha européen et qui n’a pu se refermer qu’au prix d’un authentique miracle. Et à la source de ce miracle, s’est à nouveau rélévée une sorte de Messi(e).

Un air de déjà vu

Avant même le coup d’envoi de cette « finale » de la poule F, votre humble serviteur ne donnait que très peu de chances à l’Olympique Lyonnais de franchir l’écueil. Le football est une science inexacte dans l’instant, mais sur la durée, il obéit souvent à des règles immuables relevant de la plus élémentaire logique sportive. Et la logique, après que nos Gones eurent raté la marche de la qualif’ a de multiples reprises en additionnant les résultats nuls les semaines précédentes, incitait au pessimisme. L’ouverture du score des Ukrainiens contre le cours du jeu à la 22e minute confirmait cette sombre tendance.

Un homme dans la lumière

Mais l’effectif lyonnais recèle quelques joueurs capables de renverser les pronostics les plus noirs, et Nabil Fekir est de ceux-là. Son pétard pleine lucarne à la 65e est venu nous le rappeler alors que la méforme – sans doute moins physique que psychologique – du capitaine rhodanien laissait planer un doute sur sa participation à ce match couperet. Chambreur introverti, Nabil ne se plaint jamais, comme le concède le staff de l’OL. Son terrain d’expression n’est assurément pas la zone mixte où se pressent les micros, mais le carré vert et les 30 derniers mètres adverses. Comme autant de gifles à la face de ceux qui oseraient douter de lui, ses coups de patte décisifs dans les confrontations au sommet (souvenez-vous du derby, du PSG, de Monaco, et de tant d’autres) feront toujours plus de mal que ses « déclas » – surtout celles qu’il réserve aux médias anglophones… Par sa capacité à renaître le jour J, il est de la trempe des plus grands, dans une catégorie que l’on placera tout de même en dessous de celle de l’OVNI argentin. Fekir n’est pas Messi, c’est entendu, mais mercredi soir, il a multiplié les petits pains – et les millions chers à son président.

Un record français

Ce sera le 10e huitième de finale de l’OL en C1. Aucun club français n’a fait aussi bien. Et on le doit d’abord à Nabil. Comme un symbole de cette saison délicate, et finalement injuste pour un tel talent, le capitaine de Bruno Genesio sera absent du 1/8 de finale aller. Contre qui ? Dortmund, le Barça et le Real Madrid, victime préférée des Gones, tiennent la corde au petit jeu des « probas ». Réponse lundi à la mi-journée pour le tirage au sort.