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OL - Manchester City : un N’OL avant l’heure ?
26NOV
  • Publié le 26/11/2018 à 21:18 par Abonné

OL - Manchester City : un N’OL avant l’heure ?

Il y a des moments comme ça, où rien ne peut vous arriver. Un coup de maître, retentissant. À la toute fin de l’été, sur la pelouse du champion d’Angleterre en titre et grandissime favori de la Ligue des champions, Lyon fut en état de grâce. Et signa l’une de ses plus belles pages européennes. Mardi soir, l’OL a rendez-vous une seconde fois avec l’histoire, dans une confrontation retour aux allures de tournant dans la saison olympienne. Au pied du mur, les Lyonnais n’ont pas le choix face au grand Manchester City. Car oui, plus de deux mois après cet exploit en terres mancuniennes, Lyon a encore tout à prouver, et tout à se prouver : entre partitions insipides, matchs sabordés et désillusions comptables.

Le complexe du corn flakes

Loin de lancer pleinement la saison lyonnaise, la victoire à City avait paradoxalement plutôt projeté l’OL dans une période de doute, marquée par un manque de confiance global flagrant et observable dans le jeu. À plusieurs reprises, les joueurs lyonnais, étrangement fébriles, ont laissé échapper des matchs qu’ils maîtrisaient alors. Conséquence directe en Ligue 1 : la prépotence parisienne a, de fait, pu s’exprimer pleinement. Le championnat de France déjà plié, force est de constater qu’au mois de novembre, l’OL reste une équipe sans garantie aucune. Un collectif qui se cherche, ni plus ni moins. Cela peut s’avérer d’autant plus dommageable à l’heure d’affronter l’ogre City, qui a depuis repris aisément la pole du groupe F et qui aura sans nul doute envie de remettre les pendules à l’heure en montrant à l’OL que le match aller relevait de l’accident pur. Mais gardons-nous de jouer les oiseaux de mauvaise augure : on sait pertinemment qu’avec l’Olympique Lyonnais, tout est évidemment possible. Le meilleur comme le pire. Ce qui, il faut bien l’avouer, fait tout le charme de cette équipe imprévisible, aussi agaçante que renversante.

Des inquiétudes qui s’enracinent…

Pour le derby, Genesio a souhaité innover avec un 3-4-1-2 insolite. Des ambitions nouvelles dans le jeu que l’on peut saluer mais qui n’ont malheureusement et pragmatiquement pas révolutionné les attitudes du onze olympien : comme d’habitude, l’OL n’a pas proposé grand-chose en première période et a réagi au retour des vestiaires. Un vrai casse-tête pour l’entraîneur lyonnais, et un constat qui demeure : Lyon ne dispose pas d’une philosophie de jeu clairement lisible, et s’en sort grâce à ses individualités. Certes, l’OL a gagné, mais il apparaît difficile de s’en contenter et de ne pas « demander plus » à la vue d’un effectif d’une telle qualité.

… et un dilemme Cornet-lien

Autre problématique majeure : la ligne d’attaque. Outre les présences nécessaires – voire vitales – de Depay et Fekir, sorti prématurément ce week-end pour des douleurs aux adducteurs mais vraisemblablement par précaution seulement, les interrogations concernant la titularisation du troisième larron à leur côté sont légions : comment choisir entre l’inconstance maladive d’un Bertrand Traoré, la maladresse quasi-génétique d’un Maxwel Cornet – mais qui donne tout, lui, au moins – et la transparence totale d’un Moussa Dembélé, de plus en plus effrayant match après match ?

Malgré tout, il convient évidemment de souligner qu’il y a du mieux ces derniers temps côté lyonnais : contre Saint-Étienne, outre la victoire, l’OL a montré des vertus morales certaines, sur lesquelles il faudra nécessairement s’appuyer mardi. Un état d’esprit plus affirmé donc, signe d’une progression réelle, qui permettra sans doute d’aller chercher d’autres résultats intéressants. Deuxième au classement de Ligue 1, le club de Jean-Michel Aulas a également engrangé 13 points sur 15 possibles lors des 5 derniers matchs de championnat. Encourageant.

Après avoir grillé plusieurs cartouches en coupe d’Europe dans des scénarios de matchs abracadabrantesques, l’OL se doit de réaliser une énorme performance contre les Citizens pour espérer goûter à la suite de la compétition. En cas d’échec, le coup d’arrêt pourrait s’avérer terrible pour des Lyonnais friables mentalement, avec le spectre d’une énième saison blanche, sans la moindre épopée continentale et sans le moindre titre national. Lyon a donc beaucoup à perdre dans cette rencontre.

Il faudra réitérer ce qui avait été magistralement effectué à Manchester pour espérer prendre les 3 points face à l’une des meilleures équipes du monde. C’est par le jeu et l’envie irrépressible de faire vivre le ballon que l’OL a une chance de créer la sensation. Alors, amis lyonnais, offrez-nous à la maison un Noël avant l’heure. Un N’OL joueur, décomplexé et solidaire.

À noter que du côté des Blues, De Bruyne, Gundogan, Gabriel Jesus et Bernardo Silva (buteur à l’aller) seront absents.

L’arbitre

C’est Gianluca Rocchi qui sera au sifflet. Le très expérimenté Italien de 45 ans n’a jamais arbitré l’OL, mais a déjà croisé trois fois la route d’un club français en C1 pour… trois défaites (dont celle de Monaco face à City, en 1/8 de finale, le 15 mars 2017).

Antoine Valex

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