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OL - Shakhtar : c’est l’histoire de la carotte et du bâton
01OCT

OL - Shakhtar : c’est l’histoire de la carotte et du bâton

Contrarié par de fringants Nantais samedi soir en championnat, l’OL doit vite relancer la machine et gagner face à Donetsk, demain mardi, pour deux raisons : ne pas gâcher les 3 points brillamment ramenés de Manchester et s’éviter un nouveau début de crise, ce qui ne manquerait pas en cas de nul ou, pire, de défaite.

L’Olympique Lyonnais

Quel mal ronge cet OL si souvent incapable d’enchaîner les victoires, y compris – pour ne pas dire « surtout » – contre des équipes largement à sa portée ? Les joueurs souffriraient-il d’un manque d’humilité chronique ? Ou faut-il chercher du côté d’un staff « sans grand charisme » avec lequel ils s’entendent certes très bien, mais qu’ils n’écoutent que d’une oreille, au point de n’en faire qu’à leur guise ? Cela expliquerait en partie l’irrégularité des résultats et l’adage « fort contre les forts, faible contre les faibles » qui a désormais cours à propos de l’équipe de Bruno Genesio.

Quoiqu’il en soit, il faut espérer que le silence qui va peser sur le Groupama Stadium pour cause de huis-clos n’empêchera pas nos têtes de mule de croquer la juteuse « carotte LDC » qui les attend. En cas de succès, l’OL conserverait la tête du groupe et se laisserait une petite marge d’erreur avant d’aller à Hoffenheim, le 23 octobre. Accessoirement, les Gones emmagasineraient un peu de confiance avant le choc dominical contre le PSG en L1, même si on sait d’expérience que ce ne serait pas la garantie de faire un bon match au Parc des Princes, pas plus qu’un échec demain ne serait annonciateur d’un bide dimanche, tant cette équipe fonctionne sur courant alternatif et sait, moyennant quelques ruades présidentielles bien placées, se remobiliser dans l’urgence.

Le groupe lyonnais : pas de surprise en l’absence des blessés Terrier, Tete et Gouiri.

Le Shakhtar Donetsk

Contrairement à son hôte, le Shakhtar carbure plein pot dans le championnat ukrainien – dont il est le tenant du titre – avec 9 victoires en 10 matchs et un confortable fauteuil de leader qu’il occupe fort d’un goalaverage qu’on qualifiera de « qatarien » (+24). Pour autant, le niveau réel de la formation entraînée par le Portugais Paulo Fonseca interroge sur la scène continentale. En ouverture de la C1, les joueurs du Donbass n’ont pu faire mieux qu’un nul (2-2) à domicile face à Hoffenheim, actuel 12e de Bundesliga (après avoir été menés 0-2), mais restent sur un « score de tennis » (6-1) infligé à Karpaty au plan domestique.

La défense n’étant pas nécessairement le point fort de cette équipe qui a évolué en 4-2-3-1 contre les Allemands, la ligne d’attaque lyonnaise serait bien inspirée de retrouver l’efficacité perdue face aux Canaris. En revanche, l’arrière-garde rhodanienne se méfiera notamment de l’avant-centre brésilien Moraes (9 buts en 10 journées de championnat), de son compatriote Marlos (un client pour Mendy), ainsi que de la patte gauche de Ratitsky sur coup franc.

Le groupe du Shakhtar :

L’arbitre

C’est le Letton Andris Treimanis (33 ans) qui sera au sifflet. Il n’a jamais arbitré l’OL et seulement les jeunes du Shakhtar en Youth League (1-1 contre Olympiakos en février 2015).

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