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OL - Marseille : c’est déjà demain
22SEP

OL - Marseille : c’est déjà demain

Revenus de Manchester en une troupe joyeuse*, les Lyonnais replongent tout de suite dans les affaires courantes avec un Olympico qui leur offre l’occasion de revenir à hauteur des visiteurs au classement et de panser un peu les plaies de ce début de saison calamiteux en L1. Condition sine qua non : rester en mode « City ».

L’Olympique Lyonnais

À présent que les Lyonnais ont montré de quoi ils étaient réellement capables dans le Nord de l’Angleterre, plus question de se cacher, ni de se saborder. Les bides de Reims, Nice ou Caen doivent être relégués aux oubliettes, sous peine de réveiller des démons à peine endormis et de replonger le club dans l’amorce de crise dont il sort à peine. Objectif avoué : renouveler le niveau d’implication vu outre-Manche, répéter la performance et surtout éviter la classique décompression post-C1. C’est d’autant plus souhaitable que les Marseillais ne vont certainement pas rester dans leur camp à attendre que ça se passe en lançant quelques contres à l’économie. L’ambition des Phocéens appelle un autre plan de jeu. Et l’obligation de résultat pèse essentiellement sur l’OL.

La question qui se pose pour Bruno Genesio, et qui a des airs de dilemme, est celle de la compo : faut-il garder la même qu’en Albion pour mieux surfer sur la vague de l’exploit ou injecter du sang neuf ? Le coach lyonnais a laissé entendre qu’il pourrait y avoir quelques changements. Une hypothèse à vérifier. Émoussé mercredi en deuxième période, Rafael peut lui donner de la consistance en cédant sa place à Dubois (on aurait aimé que ce soit Tete, au moins pour le principe de la rotation, l’ex-Nantais ayant joué un peu à l’Etihad), mais pour le reste, rien ne garantit que Dembélé retrouvera la pointe de l’attaque, ni Traoré son flanc droit, d’autant qu’il va désormais falloir la jouer fine avec Cornet qui menace de partir en janvier, ce qui n’enchante probablement pas notre « Pep ». Le cas du numéro 6 sera intéressant aussi : soit Tousart fera son retour, soit Diop enchaînera, et l’idée d’une inversion de la hiérarchie ferait alors son chemin tant l’ancien Valenciennois semble un peu dans le dur en ce moment.

L’Olympique de Marseille

On a coutume de dire qu’il faut se méfier de la bête blessée. Et blessés, les hommes de Rudy Garcia le sont à n’en pas douter après leur cuisant échec de jeudi soir en Ligue Europa (défaite 1-2 contre Francfort à 11 contre 10). Opération « Biafine », donc, pour l’autre Olympique, qui devra toutefois se passer d’Adil Rami et pourrait aligner une charnière Gustavo - Caleta Car. Dilemme aussi pour Rudy Garcia, car le Brésilien est important dans l’entrejeu sudiste. Il n’est donc pas exclu que le jeune Kamara soit replacé en défense centrale (Rolando est out), Amavi récupérant son flanc gauche. Mandanda étant forfait également, c’est Pelé qui sera aux cages.

L’entraîneur phocéen, qui aime à se plaindre de l’arbitrage au point de faire quasiment de la VAR (assistance vidéo) une recrue estivale de son club, aura sans doute à l’esprit les stats peu flatteuses de ce dernier dans la capitale des Gaules : sur les 25 derniers OL-OM en L1, on ne compte que deux victoires marseillaises, la dernière il y a 11 ans. On croise les doigts pour que cette belle série continue.

Le groupe marseillais : Pelé, Escales – Sakai, Caleta-Car, Sarr, Amavi, Kamara – Radonjic, Sanson, Strootman, Gustavo, Sertic, Payet – Ocampos, Thauvin, Mitroglou, Njie, Germain

L’arbitre

C’est l’incontournable Clément Turpin qui régentera cette grand-messe dominicale. Il faut espérer que le licencié de la Ligue Bourgogne et ses acolytes seront à la hauteur. L’an passé, celui qui n’a aucun lien de parenté avec son homonyme justicier (on a fait des recherches très poussées !) avait notamment arbitré le derby d’anthologie à GG (0-5) et la victoire lyonnaise sur le PSG (2-1).

*Pour la petite référence, allusion à Ian Curtis, fan de ManCity et feu leader du groupe mancunien Joy Division.

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