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Mercato : quand l’OL casse sa tirelire
16AUG

Mercato : quand l’OL casse sa tirelire

Alors que Ruben Dias semble se rapprocher chaque jour un peu plus de la capitale des Gaules (on espère…), le défenseur lusitanien pourrait devenir, et de très loin, la recrue la plus onéreuse de l’histoire de l’OL. L’occasion de revenir sur les acquisitions marquantes du club olympien, avec du bon… et du moins bon.

Lisandro Lopez (24 millions d’euros, 2009)

Joueur phare et meilleur buteur du FC Porto, l’Argentin rejoint l’OL à l’intersaison 2009 pour compenser le départ d’un certain Karim Benzema vers le Real Madrid de Manuel Pellegrini. Un envol de l’enfant de Bron vite oublié par les fidèles rouge et bleu tant « Licha » aura marqué l’histoire récente du club rhodanien. Sa grinta, son caractère et un sens du but hors du commun (82 buts sous le maillot lyonnais) en font toujours, cinq ans après son départ, l’une des idoles de bon nombre de supporters. Aujourd’hui encore, le montant de la transaction n’a jamais été ne serait-ce qu’égalé. On souhaite à celui qui « détrônera » l’actuel joueur du Racing d’avoir la même réussite. Grande Licha !

Yoann Gourcuff (22 millions, 2010)

Vainqueur de la Ligue des champions avec le Milan de Carlo Ancelotti en 2007, meilleur joueur du championnat de France en 2009 et nommé pour le Ballon d’Or la même année, meneur de jeu des Bleus depuis près de deux ans… En août 2010, l’achat de Yoann Gourcuff aux Girondins de Bordeaux apparaît comme l’énorme coup du mercato. Footballeur exceptionnel et garçon intelligent, le natif de Ploemeur est le sportif français du moment et a tout pour succéder à l’immense Juninho, qui a quitté l’OL un an auparavant. Fier d’être parvenu à faire signer le Breton, Jean-Michel Aulas voit les choses en grand pour accueillir son champion.

En trop grand. Introverti, Yoann n’aime pas tellement la lumière, les strass et les paillettes, et préfère le terrain pour y sublimer ses coéquipiers. Plus gros transfert entre deux clubs français à l’époque, « Yo » est présenté devant plus de 15 000 personnes à Gerland. Il n’en faut pas plus pour déstabiliser un joueur déjà fragilisé par le fiasco de Knysna. Quand la tête ne va pas, en général, le physique non plus… Trop souvent absent, le pur produit de la formation rennaise sera qualifié par certains « d’échec industriel ». Pourtant, il aura quasiment tout le temps apporté à l’OL quand il aura eu le loisir de s’exprimer balle au pied. Terriblement frustrant.

Sonny Anderson (19,5 millions d’euros, 1999)

Les plus anciens (sic) s’en souviennent certainement et pour cause. À l’aube du nouveau millénaire, l’OL de Jean-Michel Aulas et du nouvel investisseur Pathé veut passer un cap et frapper fort sur le marché des transferts. C’est dans cette optique que le Brésilien Sonny Anderson rejoint les Gones en provenance du FC Barcelone pour environ 120 millions de francs, une fortune à l’époque. En quatre saisons entre Rhône et Saône, Sonny inscrira la bagatelle de 94 buts, remportera une Coupe de la Ligue en 2001 – premier trophée du club depuis 1973 – mais il participera surtout aux deux premiers des sept titres de champion de France en 2002 et 2003. Ajoutez à cela des exploits mémorables en coupe d’Europe contre Bruges ou l’Inter et vous obtenez une véritable légende vivante, la première icône pour toute une génération de fans. Une opération qui a tout changé, ou presque, pour l’institution chère à Bernard Lacombe, l’entraîneur d’alors.

Michel Bastos (18 millions d’euros, 2009)

L’été 2009 sera particulièrement dépensier du côté de Gerland. Outre Lisandro, Bafé Gomis et Aly Cissokho, Claude Puel jette son dévolu sur son ancien poulain au LOSC, le Brésilien Michel Bastos. Excellent technicien et tireur de coups de pied arrêtés, celui qui doit son prénom à Michel Platini arrive à Lyon avec un statut d’international auriverde. Irrégulier, Bastos illumine néanmoins régulièrement les tribunes du 7e arrondissement, notamment grâce à son incroyable pied gauche. Plus ou moins poussé vers la sortie à l’hiver 2013 pour des raisons économiques, le numéro 11 olympien aura laissé aux suiveurs lyonnais l’image d’un joueur imprévisible et fascinant. La « Ferrari » Stéphane Ruffier s’en souvient encore.

Kader Keita (17 millions d’euros, 2007)

L’un des nombreux Lillois surpayés par l’OL à la fin des années 2000, mais certainement le plus gros flop. En deux saisons à Tola Vologe, l’Ivoirien fera davantage l’objet de moqueries que de louanges et il ne sera pas vraiment question d’une plus-value à son départ en 2009, contrairement à ce qui risque de se produire avec son compatriote Maxwel Cornet cet été. On rappellera malgré tout sa superbe volée à Bucarest permettant à l’OL de revenir dans un match de poule complètement dingue… On a dû chercher loin, on vous l’accorde.

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