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Inter-OL (1-0) : Bruno en mode folklo
05AUG

Inter-OL (1-0) : Bruno en mode folklo

Défait par l’Inter à Lecce, l’OL a encore proposé un visage différent sur chaque période. Plutôt séduisante dans le premier acte, l’équipe quelque peu folklorique alignée par le staff au coup d’envoi pose des questions. Mais apporte aussi quelques réponses.

À quoi pensaient coach Bruno et son acolyte quand ils ont composé leur onze de départ ? Sans doute à faire tomber l’Inter dans le piège du contre, son 4-3-3 avec les flèches Terrier, Mariano et Maolida appuyées par Ferri, voire Ndombélé, ne trahissant pas une grosse envie de faire le jeu. C’était de bonne guerre et, sur ce point, Genesio est fidèle à ses principes. Ce qui interroge davantage, c’est le placement de Dubois à gauche, le choix de lui laisser le brassard de capitaine (volonté de le piquer un peu au vif ?), la défense expérimentale Solet - Martins-P., mais aussi la titularisation d’un Myziane dont l’avenir lyonnais semble s’inscrire en pointillés depuis l’arrivée de Griffiths et la « drague » manifeste de clubs étrangers comme le Betis et Newcastle.

Inter-OL (1-0) : Bruno en mode folklo

Sur le pré, cette équipe bis laissait donc le ballon à l’Inter mais faisait plutôt bonne figure au nombre des occasions (4 à 1 à la pause), la première frappe milanaise, par Karamoh, n’intervenant qu’à la 46e minute. Auparavant, Rafael avait frôlé le cadre sur une belle combinaison avec Ferri et Maolida (17e), « Super-Terrier » avait obligé « Batman » (surnom de Handanovic) à jouer de sa détente sur une tête croisée (25e), et Mariano s’était heurté lui aussi au meilleur gardien de Série A en titre sur une belle échappée (41e). Sur le corner consécutif, Maolida, seul au second poteau, ratait complètement sa tête. Sur une pelouse indigne des deux équipes, le 0-0 à la mi-temps n’était pas cher payé pour nos jeunes gones.

Changement de décor en deuxième période puisque les Lombards se montraient plus vindicatifs et Lautaro, invisible dans les 45 premières minutes, se faisait oublier de Dubois au second poteau pour tromper Gorgelin (1-0, 52e). Être mené en Italie, c’est souvent rédhibitoire et la vaine entrée des titulaires Tousart, Mendy, Memphis, Traoré ou Aouar le confirmait.

Outre le fait que l’OL ne remportera pas cette ICC, ce revers n’est pas sans enseignements. « Des joueurs ont marqué des points », dixit le Pep rhodanien. On mettra volontiers Solet et Diop dans le lot. Le premier s’est montré sûr dans ses interventions tandis que le second a imposé sa loi du milieu. Seul bémol : des gestes un chouïa trop viriles qui ne pardonneront pas face à l’arbitrage ultra-tatillon de la L1. On entrevoit en tout cas le potentiel du bonhomme acheté 10 millions d’euros au Celta. On devine aussi que le niveau affiché par l’ex-Lavallois en charnière et l’Hispano-Sénégalais dans l’entrejeu rend moins urgente la signature d’un DC d’appoint (Verissimo ?) et d’un substitut à Tousart. Avec Diop et Caqueret, le besoin de recruter au poste de sentinelle est aujourd’hui moins urgent qu’en fin de saison dernière.

Martins-Pereira a alterné le bon et le moins bon (perte de balle dangereuse devant le but à la 6e , carton à la 43e), mais c’est surtout Léo Dubois qui interroge. Certes, l’ancien Nantais a évolué à gauche – ce qui lui arrivait aussi au FCN – mais il n’a rien montré de plus probant qu’à droite et est impliqué au premier chef sur le but milanais. L’opération « Brassard » a échoué... Dernier tour de chauffe mardi contre Chelsea. En espérant que LE dossier brûlant du moment – un DC costaud pour remettre Morel à sa place naturelle : le banc – trouve vite une issue favorable.

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