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Benfica-OL (2-3) : Terrier prend la clé Deschamps
02AUG

Benfica-OL (2-3) : Terrier prend la clé Deschamps

Vainqueur de son premier match d’International Champions’ Cup, l’OL n’a pas brillé dans le jeu face à un Benfica dominateur mais maladroit. L’ancien Strasbourgeois, qui marche décidément sur l’eau cet été, a offert son premier trophée à l’OL de Genesio.

Il n’y a pas de quoi faire les coqs. Quoique. Cela dépend de quels coqs on parle.

Certes, les Lyonnais se sont imposés face à une équipe « niveau Ligue des champions », dixit Bruno Genesio, et oui, l’OL a remporté un trophée dont on voudra bien oublier le caractère honorifique compte tenu de la traversée du désert actuel, mais tout n’a pas été parfait, loin de là. Alignée dans un 4-4-2 proche du onze type avec Memphis en soutien des attaquants Mariano et Traoré, la bande à Marcelo a traversé la première période exactement comme l’Équipe de France aurait pu le faire : en laissant le ballon à l’adversaire (par choix ou par contrainte), en affichant un réalisme glaçant (2-0 à la pause) et en laissant la chance faire le reste (3 poteaux pour Benfica au total).

Benfica-OL (2-3) : Terrier prend la clé Deschamps

Au crédit de cette formation rhodanienne, donc, une efficacité redoutable. À défaut de proposer quelque chose de réellement construit, de réfléchi, voire de séduisant (cela n’arrivera pas avec ce staff, chacun l'a compris depuis deux ans), les partenaires de Nabil Fekir, qui prend des vacances bien méritées, ont appliqué avec une maestria certaine la philosophie gagnante de Deschamps. À une nuance près : on sent tout de même l’édifice « génésien » plus fragile que celui du Basque. En 2e période, le château de cartes a bien failli s’effondrer quand les Lisboètes sont revenus à 2-2, mais Martin Terrier, le supersub du moment (5 buts en 4 bouts de match), s’est arraché pour transformer un centre de Cornet, comme l’aurait fait un Griezmann ou un Mbappé sur une remise de Pavard. La réussite avait choisi son camp. L’envie peut-être aussi, malgré un arbitrage « maison ». Ne soyons pas ingrats. C’est moche, mais ça gagne. Rien de nouveau sous le soleil d’août. Alors faisons avec.

Qu’attendre de cette saison ? L’effectif est séduisant, les joueurs recrutés il y a 1 an ou 1 an et demi se connaissent désormais, tous les postes ou presque sont doublés, l’ambiance est bonne. Il ne manque parfois que le facteur chance. Ou l’envie, la détermination. Celle qu’avaient les Bleus en Russie. Il suffirait que cette équipe lyonnaise s’en convainque. Après tout, le foot est une histoire de tendances, de cycles. Et le cycle gagnant du moment n’est pas de faire le jeu. Si cet OL y arrive, et s’il y a un titre au bout – un vrai, cette fois – on veut bien signer tout de suite. Avec coach Bruno, on n’est plus à un dilemme près.

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