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Interview « escalade » de Grégoire Margotton
21JUN
  • Publié le 21/06/2018 à 16:26 par Hugo B

Interview « escalade » de Grégoire Margotton

Le Monsieur Équipe de France de TF1 nous répond à brûle-pourpoint...

S’il ne devait rester qu’un film ?

C’est très compliqué, parce que chaque film est relié à une émotion, à une époque de sa vie, donc il y a des films qui ont pris un énorme coup de vieux quand on les revoit 20 ans après, etc. Moi, il y en a un que j’aimerai toujours parce qu’à chaque fois que le vois, je trouve que c’est un film assez parfait et parce que la personne qui est dedans est parfaite, c’est Amadeus. Après, je pourrais vous dire la trilogie du Parrain, je pourrais vous dire Alien, je pourrais vous dire – parce que je l’ai revu récemment et j’ai encore trouvé ça magnifique – Blade Runner, le premier… Il y a plein, plein de films que j’ai adorés, mais Amadeus, oui... À chaque fois que je le vois, c’est toujours la même chose. C’est juste beau, et puis parce que je peux écouter du Mozart toute la journée, comme plein d’autres choses. C’est aussi l’histoire d’un acteur qui a fait un rôle dans sa vie et qu’on n’a plus revu derrière tellement ça a été fort pour lui, et qu’on n’a jamais pu l’imaginer dans un autre personnage. Je ne sais même pas ce qu’il est devenu, l’acteur qui a fait Amadeus, aujourd’hui…*

Un livre ?

Ce n’est pas un livre parfait, mais j’ai beaucoup aimé Une vie française de Jean-Paul Dubois. Je me suis dit en lisant ce livre pour la première fois : « Putain, qu’est-ce que j’aurais aimé l’écrire ! ». J’avais l’impression qu’il racontait ma vie. Ce n’est pas le meilleur livre du monde, mais il m’avait beaucoup marqué, ce bouquin. J’ai bien aimé toute la série 1Q84 de Murakami, mais j’ai bien aimé surtout, de Murakami, son bouquin sur lui qui court, L’autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Le marin rejeté par la mer aussi, de Mishima, ça peut être aussi les Mémoires de guerre de Churchill, ou Rouge ou Mort, l’histoire romancée de Bill Shankly.

Interview « escalade » de Grégoire Margotton

S’il ne devait rester qu’un seul sportif : Jordan, Bolt, un autre ?

En ne parlant que de sport et pas d’être humain, parce que l’être humain Jordan, je ne suis pas fan, donc en ne parlant que de sport : Jordan.

Si vous pouviez commenter un match que vous n’avez pas eu la chance de commenter ou de voir, quel serait-il ?

Pas un match. C’est la finale du concours de la longueur à Tokyo aux championnats du monde en 91 entre Carl Lewis et Powell. Quand l’un fait 8,86, l’autre fait 8,91. Quand l’un va refaire 8,87, l’autre fait 8,95. Enfin, c’est un truc extraordinaire, donc oui, j’aurais aimé commenter ça.

Twitter

Il y a des choses qui me font rire sur Twitter. On peut dire des choses en étant persuadé que ça va être compris et tout de suite, vous vous faites insulter, ça me fait mourir de rire. Le second degré, c’est quand même un truc assez improbable. Et puis aussi, vous dites un truc et on vous classifie immédiatement. 

Le plus magique : Zidane ou Ronaldinho ?

Zidane, évidemment. Ronaldinho, c’est le top 10 de mes 30 dernières années, mais Zidane, c’est « Zizou ». Ronaldinho était extraordinaire, évidemment, c’est comparable. Si j’étais brésilien je vous dirais Ronaldinho sans doute, mais je suis français…

En toute objectivité, le meilleur, c’était Lampard ou Gerrard ?

Gerrard, parce qu’encore plus buteur. Plus décisif encore. J’aime bien Lampard, mais Gerrard.

Interview « escalade » de Grégoire Margotton

*Aujourd’hui âgé de 64 ans, l’Américain Tom Hulce, au sommet de sa carrière d’acteur avec l’Amadeus de Milos Forman, a ensuite enchaîné les films de second plan avant de se recentrer sur la production, notamment de comédies musicales. Histoire, peut-être, de boucler la boucle… [Ndlr]

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