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OL - Troyes : Ligue des champions à la grecque au menu
05MAY

OL - Troyes : Ligue des champions à la grecque au menu

Fidèle à sa tradition du sprint final mené tambour battant, l’OL a l’occasion de s’asseoir un peu plus profondément dans le fauteuil de dauphin du PSG face à l’ESTAC, ce dimanche en fin après-midi. Hormis l’absence de Lopes, tous les feux sont au vert pour l’effectif de Bruno Genesio qui, conscient qu’il n’y a « jamais de certitudes » dans son équipe, appelle cependant à la prudence...

L’Olympique Lyonnais

Quelle étrange période entre Rhône et Saône... Pris d’une soif inextinguible de victoires en cette fin de championnat, les coéquipiers de Nabil Fekir enchaînent sans trop se poser de questions. Invaincus depuis le 11 février face à Rennes et nouveaux détenteurs du record du club quant au nombre de buts marqués (79) à trois journées des vacances, ils commencent à toucher du doigt ce qui était sans doute l’objectif n° 1 de l’OL en début de saison, en tous cas dans l’esprit de Jean-Michel Aulas : la qualification directe pour la lucrative Ligue des champions. Et cependant, à l’heure de rafler la mise au nez et la barbe des rivaux monégasques et marseillais, les fans du club rhodanien peinent à masquer une certaine amertume.

D’abord, ce final en accéléré digne d’une course de chars à la Cecil B. DeMille ne saurait occulter les résultats en dent de scie de cet exercice 2017/2018 et les approximations tactiques du staff. Si l’OL devrait une nouvelle fois évoluer en 4-4-2 face à Troyes, personne n’oublie que Genesio arguait, il y a encore quelques semaines, qu’il n’avait pas les joueurs pour ce dispositif... Ensuite, la perspective de remplir l’objectif susdit fait craindre à plus d’un le maintien du technicien lyonnais à son poste (et la permanence des incertitudes qu’il déplore lui-même) jusqu’à la fin de son contrat, en juin 2019. Enfin, le fiasco moscovite en C3 trouve dans la qualification de l’OM pour la finale à Lyon, mercredi 16 mai, un douloureux écho.

Généreusement alimentée par le circus maximus des présidents lyonnais et marseillais, la rivalité des Olympiques n’a sans doute jamais été aussi vive, aiguë, voire dangereuse, si bien qu’un nuage plane sur Décines et qu’à la vue de ce ciel assombri, les oracles se montrent, au mieux circonspects, au pire alarmistes. Pour bienheureuse qu’elle soit, l’épopée phocéenne renvoie surtout l’OL aux échecs qui ont égrené son année. Il n’est toutefois pas certain que l’heure soit aux regrets ce dimanche pour les Memphis & co, dont l’objectif reste de briller et de régaler, de préférence simplement, efficacement et sans chichi. Un peu comme un filet d’huile d’olive sur une salade grecque.

Le groupe lyonnais : Gorgelin, Racioppi – Rafael, Tete, Marcelo, Morel, Diakhaby, Mendy, Marçal – Tousart, Aouar, Ndombele, Ferri, Fekir – Depay, Traoré, Mariano, Cornet

L’ESTAC

On serait tenté de dire que, dans un sens, tout est beaucoup plus simple côté troyen, mais il n’en est rien. Coincés à la 18e position et donc barragistes en puissance, les Aubois sont confrontés à une mission sauvetage des plus périlleuses puisque, outre l’OL, ils vont affronter Montpellier et sa défense de fer dans l’Hérault, avant de recevoir les champions en titre de l’ASM pour clore la saison. Autant dire qu’un bon résultat sur la pelouse décinoise serait un (petit) bol d’air pour les hommes de Jean-Louis Garcia, mais en aucun cas une garantie de maintien. La tendance du moment, c’est que ce match ressemble au dernier OL-ESTAC, le 9 janvier 2016, qui avait vu les Rhodaniens s’imposer 4-1. Les Troyens n’ont pas gagné dans le Rhône depuis la saison 1999/2000 et cependant, se présenter en victimes expiatoires reviendrait probablement à tomber de Charybde en Scylla au vu du menu qui les attend en ce mois de mai. Auteurs d’un beau succès 3-1 sur Caen la semaine dernière, les partenaires du prometteur Samuel Grandsir n’ont rien à perdre.

Le groupe troyen : Zélazny, Diouf – Cordoval, Deplagne, Giraudon, Hérelle, Obiang, Traoré, Vizcarrondo – Azamoum, Bellugou, Ben Saada, Nivet, Pelé, Walter – Grandsir, Niane, Suk

L’arbitre

C’est Nicolas Rainville qui sera au sifflet de ce match comptant pour la J36. Il n’a arbitré l’OL qu’une fois cette saison en L1 : lors de la victoire 2-0 des Gones à Guingamp, en janvier.

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