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Pourquoi l’OL doit absolument garder Rafael
13APR
  • Publié le 13/04/2018 à 19:14 par Tang__S

Pourquoi l’OL doit absolument garder Rafael

Léo Dubois, Kenny Tete, Rafael : ils sont trois à prétendre au poste de latéral droit à l’OL l’an prochain. Dans un entretien au magazine « Planète Lyon », le défenseur brésilien a fait planer le doute sur un départ possible en fin de saison : « Si je vais rester ? Bah, je sais pas. (Sourires) Il me reste un an et demi de contrat et on ne peut pas rester ici avec trois latéraux droits, il faut qu’un des trois parte. ». Après trois saisons à Lyon, l’aventure de « Rafa » ne doit pas s’arrêter là.

L’expérience

À l’OL, les années passent et se ressemblent. En témoigne l’énième saison blanche qui se profile avec des performances une nouvelle fois en dent de scie. Manque de caractère, absence de vrais leaders, manque d’expérience sont les reproches récurrents qui sont faits à l’équipe de Bruno Genesio. Du haut de ses 27 ans, Rafael a pour lui une réelle expérience du haut niveau qu’il s’est construite à Manchester United où il a remporté 3 championnats d’Angleterre (2009, 2011, 2013), la Coupe du monde des clubs (2008), la League Cup (2010) et le Community Shield (2011, 2013), ce qui fait de son palmarès le plus étoffé du vestiaire lyonnais.

Le Brésilien est même le joueur lyonnais ayant disputé le plus de matchs de Ligue des Champions avec 36 apparitions, loin devant Morel (23), Mapou (22) et Memphis (12). Si l’on prend le peu de matchs références de l’OL ces dernières années face à des adversaires d’un calibre européen, Rafael était à chaque fois titulaire : lors des deux victoires 2-1 au Parc OL face au PSG, lors du match nul (1-1) arraché à Turin face à la Juve, lors de la victoire face à la Roma (4-2), face au futur champion de France à Louis II (1-3) l’an passé, ou encore face à Villarreal cette année (3-1). Une expérience sur laquelle il convient de s’appuyer pour préparer l’avenir. 

L’exemplarité

Toujours joyeux, épanoui et souriant, Rafa fait l’unanimité chez les supporters lyonnais, que ce soit sur les réseaux sociaux où il expose régulièrement sa bonne humeur, ou dans la « vraie vie » où il ne refuse jamais un autographe ni une photo, sans oublier son investissement personnel dans OL Fondation.

En 2015, alors qu’il souffrait de la cuisse, Rafael s’était vu opposer une fin de non-recevoir par ses dirigeants (car la chose était juridiquement impossible) quand il avait demandé à ne pas être payé le temps de son absence. Élégant jusqu’au bout, il a alors décidé de financer de sa propre poche des robots pour permettre à des enfants malades de communiquer avec les joueurs. La grande classe. Une initiative qui a, d’ailleurs, été salué par les Bad Gones lors d’OL-Guingamp.

Rafael moins bon défenseur que Kenny Tete, vraiment ?

Cette saison, le natif de Petrópolis est en concurrence avec Kenny Tete. C’est un luxe pour Bruno Genesio que d’avoir le choix entre deux bons défenseurs qui se complètent plutôt bien. Si l’entraîneur lyonnais a tendance à préférer le Néerlandais au Brésilien en raison de son côté plus rassurant, plus défensif, cette préférence de profil ne se vérifie pas en chiffres puisque, avec Rafael titulaire, l’OL encaisse en moyenne 0,90 but par match, contre 1,36 quand c’est Kenny Tete qui débute.

En pourcentage de défaites, le constat est également en faveur de l’ancien Mancunien : l’OL perd moins avec Rafael titulaire qu’avec Kenny Tete : 13,6 % de défaites (3 défaites en 22 titularisations) avec le Brésilien, 28 % avec l’ancien joueur de l’Ajax dont les terribles déconvenues face à Montpellier (4-1) en coupe de la Ligue, face à Caen (1-0) en coupe de France et surtout face au CSKA Moscou (2-3) en Europa League pèsent lourd. Alors non, le football ne se juge pas qu’en chiffres mais ici, ils permettent d’atténuer un peu les jugements qui feraient de Rafael un moins bon défenseur que le Néerlandais.

À un an et demi de la fin de son contrat, Rafael peut encore énormément apporter à cette jeune équipe de l’OL grâce à son expérience largement forgée en Angleterre, son exemplarité sur et en dehors du terrain, et son niveau, loin d’être inférieur à celui de Kenny Tete ou de Léo Dubois.

Rafa, l’OL a encore besoin de toi !

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