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OL-CSKA Moscou (2-3) : un Lyon guignolesque
16MAR

OL-CSKA Moscou (2-3) : un Lyon guignolesque

L’OL s'est fourvoyé en s'inclinant hier soir 3 à 2 face au CSKA Moscou en huitième de finale retour d'Europa League. Les Rhodaniens passent à la trappe et manqueront donc la finale de la compétition prévue au Groupama Stadium.

Tout y était pourtant, surtout l'odeur du grand rendez-vous européen et d'un match couperet pour continuer à espérer « sauver » les meubles d'une saison déjà bien maussade. La tension se faisait sentir en dehors du stade où de piteux affrontements avaient lieu, mais aussi à l'intérieur de l'arène où les 40 000 supporters lyonnais présents attendaient enfin un signal fort d'une équipe convalescente depuis deux mois.

Mais d'européen, il n'y avait que l'atmosphère hier soir... Les Lyonnais rentraient (trop) timidement dans la rencontre et faisaient une nouvelle fois preuve d'un grossier individualisme en attaque à à l’image de l’action où Mariano oubliait de décaler Memphis, parfaitement placé pour ouvrir le score (17e), avant que Cornet ne gâche un deux-contre-un de manière ridicule (36e).

Musa faisait passer un frisson dans le stade en manquant d'ouvrir le score pour les visiteurs (22e) avant que Golovin ne laisse éclater son talent en nettoyant la lucarne de Lopes devant un Tete spectateur (0-1, 39e). Les Gones revenaient des vestiaires avec un visage toujours aussi peu rassurant, mais profitaient d'une erreur d'arbitrage (ballon sorti) pour revenir à la marque grâce à une reprise du droit de Maxwel Cornet sur un centre en retrait de Jordan Ferri (1-1, 58e). À ce moment-là, l'OL était qualifié.

Oui mais voilà. Moscou profitait de l'apathie d'une défense toujours aussi inquiétante et reprenait les devants par Musa (1-2, 61e), puis Wernbloom (1-3, 65e). S'en suivait alors une véritable course contre la montre pour un OL contraint d'inscrire deux buts. Mariano Diaz redonnait espoir à tout le stade en reprenant du gauche un superbe service de Traoré (2-3, 71e), mais Diakhaby (90e +1) et Maolida (90e +2) loupaient l'égalisation salvatrice...

Le virage sud l'avait fort justement fait remarquer, dimanche face à Caen : la coupe d'Europe était le « cache-misère » d'un club en plein marasme depuis plusieurs saisons. Cette défaite laisse un président vieillissant face à ses responsabilités, qui sont celles d'un entraîneur sans charisme, d'une communication aberrante et d'une équipe sans âme. L'utopique finale européenne à domicile est désormais partie en fumée, à chacun d’en assumer les conséquences. Reste maintenant un match crucial au Vélodrome, dimanche prochain, où le club pourrait voir sa saison officiellement « terminée » en cas de nouvelle contre-performance.

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : avons-nous réellement envie de fêter une hypothétique qualification en C1 avec ce staff de seconde zone et ces joueurs ? La question est douloureuse, mais il faut la poser. Même si la réponse est connue de tous, à commencer par les principaux intéressés...

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