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Willem Geubbels : on n’oublie jamais un premier amour
14FEB

Willem Geubbels : on n’oublie jamais un premier amour

Il est l’une des plus belles promesses du centre de formation de l’Olympique Lyonnais, la référence européenne – avec les deux géants espagnols – dans l’art de polir les diamants bruts qui contribueront à garnir demain la vitrine de la planète foot. Mais le jeune Franco-Néerlandais n’a toujours pas signé de contrat professionnel malgré l’ultimatum fixé au 31 janvier dernier et une « proposition jamais faite en termes de prime à la signature et d’évolution salariale », dixit Jean-Michel Aulas en ce jour de Saint-Valentin.

« Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». La célèbre tirade du Cid s’applique à merveille à notre Rodrigue du ballon rond. Plus jeune produit de l’OL à avoir jamais marqué dans un match pro (c’était en juillet 2017 face à Bourg-Péronnas), premier joueur né au XXIe siècle à évoluer en L1 (il a débuté le 23 septembre 2017 contre Dijon) ou encore plus jeune joueur à disputer un match de Ligue Europa (à 16 ans et 113 jours – soit quinze jours de moins que Lukaku – le 7 décembre dernier face à l’Atalanta Bergame), Willem Geubbels cumule les records comme les sollicitations. L’été dernier, déjà, une offre du Bayern Munich évaluée autour de 8 M d’euros était parvenue sur le bureau de JMA. D’autres noms ronflants – on évoque Tottenham, Chelsea ou Liverpool – ont emboîté le pas aux Bavarois. Dès avril 2017, Red Bull était venu se renseigner pour son club de Salzbourg. De quoi sans doute donner des idées à l’entourage de l’intéressé, à commencer par son père Ludovic, ancien footballeur, et son avocat Philippe Veber.

Nul doute que, ces dernières semaines, un début de tournis les a pris lorsqu’une autre antenne de la boisson au taureau rouge, le RB Leipzig, s’est dite prête à débourser la coquette somme de 15 M d’euros pour s’attacher les services de celui qui a fait ses premières armes à la section foot de l’ASVEL. Quinze millions, rappelons-le, c’est trois fois le prix d’Anthony Martial, parti à Monaco contre une indemnité déjà grassouillette en juin 2013 à l’âge de 17 ans. La différence – et elle est de taille –, c’est que le départ de Martial obéissait à un impératif économique de l’OL. Rappelons aussi que le directeur du football du RasenBallsport Leipzig n’est autre que... Gérard Houllier, conseiller de Jean-Michel Aulas. Ce qui aurait valu à l’ancien sélectionneur d’être un peu mis à l’écart des dernières discussions. Il ne fait pas bon courir deux lièvres à la fois.

Alors, la folie des grandeurs paternelle vaut-elle de céder aux sirènes de l’ex-club est-allemand ou d’un autre prétendant riche de promesses incertaines ? Comme le précisait récemment Bruno Genesio, le traitement dont bénéficie Willem à l’OL, intégré au groupe pro et aligné sur certains matchs, est déjà exceptionnel pour son âge. Il semblerait que l’offre financière qui lui est faite le soit également. L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs, surtout quand le club qui est le vôtre et qui vous désire s’appelle l’OL. Jordy Gaspar (21 ans), exilé au Cercle Bruges par Monaco, Farès Bahlouli (23 ans), intermittent au LOSC après un parcours déjà chaotique, voire Rachid Ghezzal, aujourd’hui remplaçant sur le Rocher, pourraient en témoigner. On n’oublie jamais un premier amour, surtout quand il vous a beaucoup donné. Les « anciens », ceux qui sont restés et ont fait leurs preuves, saison après saison, avant de convoler avec les géants de Madrid, Barcelone, Munich ou Londres, ont montré la voie à suivre : celle de la sagesse. L’hymen de notre Rodrigue à peine consommé, d’aucuns voudraient déjà l’y soustraire. Il a promis de ne pas attendre le 30 juin et la fin de son contrat d’aspirant. S’il aspire au meilleur, il n’y a qu’un choix à faire : écouter son rouge et bleu de cœur.

 

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