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OL-Paris SG (2-1) : banane flambée en dessert !
22JAN

OL-Paris SG (2-1) : banane flambée en dessert !

Condamnés à la victoire par la 2e place provisoire des Marseillais et invités à ne pas se débiner suite à la perte de l’icône Paul Bocuse la veille, les Lyonnais se sont mis à table avec les « crocs ». Tantôt tranchants, tantôt attentistes, mais toujours à l’affût, ils ont attendu la fin du gueuleton pour flamber une belle banane de chef Memphis devant leurs convives parisiens.

Le magnifique tifo lumières sur l'ensemble du Groupama Stadium

OL-Paris SG (2-1) : banane flambée en dessert !

On espérait se régaler en hommage au « cuisinier du siècle ». On n’a pas été déçu. Alors certes, quand on essaie de prendre un peu de hauteur sur cette rencontre, on admet volontiers que Lyonnais comme Parisiens n’ont pas sorti une prestation trois étoiles aux Gault-et-Millau du football, mais la tension qui planait au-dessus des 22 convives d’un Groupama Stadium plein comme un œuf a facilement compensé le déficit d’occasions franches. Dès la 2e minute, les Gones servaient à leurs hôtes ce qui est devenu une spécialité locale : un coup franc direct de chef Nabil, le troisième cette saison, d’autant plus imparable qu’Areola était parti ramasser des bulots (1-0).

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Après Subasic et Mandanda, Fekir semble se faire un malin plaisir à martyriser les gardiens des « gros » du championnat.

Dans la possession, dominée par la brigade francilienne, le match était conforme aux attentes, si ce n’est que les Lyonnais gênaient considérablement les leaders de la L1 tout au long du premier acte. Est-ce parce qu’il avait entendu partout que l’OL avait fait un bon match à Paris, malgré son CSC, que Morel voulut remettre le couvert à la 18e d’une superbe tête plongeante ? Cette fois-ci, heureusement, Lopes veillait au grain. Il y veillait si bien que son choc spectaculaire avec Mbappé à la 30e obligeait ce dernier à sortir au profit de Draxler. Sans le prodige tricolore ni Neymar, porté pâle avant le coup d’envoi, le PSG réussissait pourtant à égaliser juste avant la pause d’une belle galette sous la barre de Kurzawa (1-1, 45e+4), lequel allait cependant renvoyer le monte-plats à la bande à Morel en fin de rencontre par un dégagement approximatif.

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Au retour des vestiaires, les Lyonnais accusaient le coup de cette égalisation tardive et subissaient l’appétit de jeu de l’adversaire. Mécontent de la popote arbitrale de M. Turpin, toutefois, Dani Alves était renvoyé en cuisine par ce dernier à la 57e. Verratti, pour avoir volontairement fait valser le carton rouge de l’homme en jaune, et Cavani, auteur d’une faute d’antijeu un peu plus tard, auraient, eux aussi, pu se prendre une 2e biscotte synonyme de fin de match au frigo. Quoiqu’il en soit, l’OL allait progressivement prendre la direction des opérations jusqu’au bout du temps additionnel. On croyait les agapes terminées quand, à l’ultime minute, Fekir donnait la balle à Memphis comme on vous passe le couteau pour couper le gâteau. Le flamboyant Néerlandais entendait le message de son capitaine et prenait ses responsabilités  en effaçant la défense adverse et en expédiant une merveille de frappe pleine lucarne qui donnait la banane aux quelques 57 500 spectateurs présents (2-1, 90e+4). Cette praline que ne renierait pas le chocolatier Voisin, cette « quenelle sauce batave », clôturait le choc de la 22e journée.

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L’Olympique Lyonnais a signé ainsi sa 4e victoire TCC face à Paris depuis l’arrivée du Qatar, la 2e sous la direction de chef Bruno qu’il convient de saluer ici pour son coaching, pour son 4-3-3 de départ, pour la titularisation de Ndombélé (stratosphérique) et de Mendy (excellent malgré de menues erreurs de jeunesse), et pour avoir fait confiance au binôme Rafael-Cornet côté droit. Tout n’a pas été parfait – Aouar ne donne pas la pleine mesure de son talent sur l’aile, par exemple, et Tete a étrangement disparu de la rotation – mais à l’instar d’un derby, on a désormais envie de croire que ce sommet de la Ligue 1 se gagne plus qu’il ne se joue. Hier soir, comme à l’auberge de Collonges, ce n’était pas forcément copieux, mais c’était exquis au-delà des mots et les clients de Décines en ont eu pour leur argent. Dormez tranquille, Monsieur Paul. On a bien mangé.

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