OL féminin : l’envie d’avoir envie

OL féminin : l’envie d’avoir envie

1 août 2021 0 Par Amine.H

Incontestées en France comme sur le Vieux Continent, et ce depuis maintenant bien longtemps, les protégées du président Jean-Michel Aulas sont retournées sur tous les fronts après avoir tenté de digérer une saison harassante et réclamé un certain changement. Entre potentielle lassitude et concurrence nouvelle, les reines peuvent-elle perdre leur couronne ?

Pour y répondre, le club a pris les devants en imposant le changement. Face aux remarques de certaines cadres, avides de nouveauté et d’un discours régénéré, Reynald Pedros a été écarté de son poste malgré un impressionnant triplé et a été remplacé par Jean-Luc Vasseur au volant de la formule 1 que représente cet Olympique Lyonnais. Novice dans le milieu du football féminin, le technicien de tout pile cinquante ans n’a néanmoins pas tardé à faire des choix et à affirmer des principes clairs, à l’image de ce 4-3-3 qu’il semble privilégier. Lassée d’évoluer sur le flanc gauche de la défense, Amel Majri a ainsi obtenu ce qu’elle souhaitait depuis maintenant de longues années à savoir évoluer un cran plus haut, dans un rôle lui offrant la possibilité de faire ce qu’elle affectionne le plus : percuter et déstabiliser. De fait, le positionnement de la Bretonne Eugénie Le Sommer apparait comme une réelle problématique, alors qu’Ada Hegerberg est l’incontestée pointe de l’attaque rhônalpine, elle qui a remporté le premier Ballon d’Or féminin de l’histoire, il y a moins d’un an. D’autant qu’avec un mercato encore très conséquent, l’intégralité des postes offensifs est pratiquement triplée, avec notamment une concurrence féroce entre la recrue phare Nikita Parris et la prodige maison Delphine Cascarino, auteure d’un bon début de saison et performante sous le maillot bleu.

Malgré ces micro-bouleversements internes et le départ canon de l’éternel dauphin parisien, l’OL tient le rythme et a déjà pu prendre un sérieux avantage psychologique sur ses rivales en remportant le tout premier Trophée des champions de l’histoire, à Guingamp, sur les terres du clivant président de la Fédération française de football, Noël le Graët. Facilement qualifiées pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, lors desquels elles affronteront le Bayern Munich, et coleaders de D1 avec 22 points et… 36 buts marqués en huit matchs, les Fenottes semblent toujours avoir la capacité de surdominer les débats même si le nul récemment concédé face à des Dijonnaises alors lanternes rouges, constitue un véritable avertissement dans une compétition où le moindre faux pas peut s’avérer fatal.

Samedi, c’est le club de la capitale qui se présente au Parc OL pour ce qui constitue déjà une demi-finale du championnat. L’ambiance sera belle et la volonté médiatique de voir les Lionnes vaincues sera telle que le niveau de perfection affiché ne pourra être partiel. De toute façon, tout ne dépendra que d’elles.